samedi 5 mars 2016

Trois

Dimanche 31 janvier, petit Théo as eu 3 ans. Avec un peu de retard, voilà le traditionnel petit portrait annuel.



3 ans. 3 ans magiques.  3 ans épuisants parfois, à 200 à l'heure souvent, mais 3 ans merveilleux.

Tu es notre petit deuxième, celui pour lequel on pensait que ce serait plus facile, qu'on savait à quoi s'attendre. Et puis tu es arrivé, petit boulet de canon qui n'a rien fait comme sa soeur, pour nous prouver qu'on ne sait jamais rien quand on est parent, que chaque enfant est différend, qu'on repart presque à zéro à chaque fois, que rien n'est jamais acquis.

Je me rappelle de ce dernier jour de janvier où tu es arrivé, sans prévenir, en à peine quelques heures alors qu'il avait fallu 2 jours à ta soeur. C'est amusant de voir comme aujourd'hui, votre arrivée dans ce monde vous ressemble à tous les deux. Cléa est venue calmement, prudemment, en hésitant un peu au point qu'il a fallu l'aider. Toi, tu as foncé tout droit, sans te poser de question, sans nous laisser le temps de nous en poser non plus.

Je me souviens de tes angoisses du soir tout bébé que rien ne calmait, de ton besoin de contact, de câlins. Encore aujourd'hui tu ne peux t'en passer. Je disais pour tes deux ans qu'on t'avait porté deux fois plus que ta soeur en deux fois moins de temps, et rien n'a changé depuis. Tu me serres fort quand je te lève le matin, tu me réclames un câlin en plein milieu du repas, tu me sautes au cou quand je rentre du travail, tu veux que je vienne sur le canapé pour regarder le dessin animé et te blottir contre moi. Tu restes mon bébé, un peu parce que tu aimes ça, un peu aussi je crois pour me faire plaisir.


Je me souviens à quel point tu détestais le bain, des hurlements quand on te mettait dedans. Malgré l'eau chaude, malgré nos mots pour te rassurer, malgré tout ce qu'on pouvait tenter. Quand je te vois aujourd'hui à la piscine, j'ai du mal à imaginer qu'un jour tu aie pu détester ça. Tu impressionnes tout le monde quand tu es dans l'eau. Tu sautes, tu coules, tu nages, et tu n'as presque plus besoin de nous déjà. Tu n'as peur de rien, tu as pleinement confiance en toi, tu sais que tu retrouveras toujours quelque chose à quoi t'accrocher. Tu as cette confiance dans tout ce que tu fais d'ailleurs. Je crois que je ne t'ai presque jamais vu hésiter. J'espère que tu la garderas toujours, c'est une force que j'aurais aimé avoir.

Tu as confiance mais tu es un vrai petit flemmard. Quand tu n'as pas envie de faire quelque chose, tu n'essaie même pas. Tu me dis "j'arrive pas" et tu me tends l'objet de ton mécontentement, persuadé que je vais le faire à ta place. Tu as 3 ans mais tu demandes souvent à ce qu'on te fasse manger, tu n'aimes pas t'habiller tout seul, et chaque brossage de dent est un combat pour te faire faire les choses correctement.

A croire que tu conserve toute ton énergie (et dieu sait que tu en as) pour vivre tes journées à fond. Mon bébé "on off" comme je t'appelle. Avec toi, pas de demi mesure. Tu as besoin de beaucoup dormir, mais quand tu es réveillé, tu es à 200% en permanence. Tu cours, tu sautes, tu cries "a l'attaque" avec un cintre dans la main et tu pars en courant derrière un loup imaginaire. Tu t'inventes un parcours sportif entre la table et le canapé, tu ne tiens pas en place, et tu parles... toujours beaucoup... beaucoup... ça ne change pas. Mais tu parles comme un grand maintenant, et tu as trouvé avec bonheur un nouveau moyen de nous faire rire. Tu fais des blagues, tu dis "c'est nickel", ou "merci maman d'amour que j'aime", tu répètes tout ce que tu entends.

Tu as une imagination sans limites. Outre le fait que n'importe quel objet de la maison peut devenir une épée à tes yeux, tu t'es également découvert une passion pour les playmobil et tu adores te raconter des histoires de pirates ou de chevalier. Je me suis pris un fou rire l'autre jour en voulant te faire ranger la boite de kapla. Chaque kapla que tu prenais dans tes mains pour le ranger devenait un objet merveilleux et te faisait partir dans un nouveau jeux. Une fois c'était un avion, une fois une corne à te coller sur la tête, une fois une épée (tient donc...) Impossible de te faire ranger, chaque fois que je te rappelais ton objectif initial tu trouvais un nouveau jeu.

Je pourrais encore passer des heures à te décrire et à t'écrire petit garçon. Je pourrais parler de ta passion pour les tracteurs qui ne faiblit pas, de ton copain Léo, qui te ressemble beaucoup, et avec qui tu fais les 400 coups, de toutes ces fois ou tu nous épates parce que mine de rien tu grandis et que tu arrives de plus en plus à te poser, de tes dessins qui commencent doucement à ressembler à des bonhomme, du combat chaque jour pour te faire manger, même si ça s'améliore tout doucement, de cet amour et cette complicité extraordinaire que vous partagez avec ta soeur, de mon bonheur de te voir blotti contre elle qui te caresse doucement la tête quand le méchant du dessin animé te fait peur, de ton rire, inimmitable et ultra communicatif, de ton sourire de canaille...






Je pourrais aussi parler de ta façon de faire ton show, mais pour ça mieux vaut une vidéo, une simple  description ne te rendrait pas justice...


Tu es notre rayon de soleil, tu prends autant de place dans nos coeur que dans nos vies,  joyeux anniversaire petit garçon!


1 commentaire:

  1. quel belle description de ton petit bonhomme !!! ça donne envie de vous revoir ^^
    Des bisous !!!!

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